Lifestyle : Ma pire nuit à vie

Ma pire nuit à vie

Oui, je suis cette fille qui a fait beaucoup trop de one night, mais cette fois-ci je ne le voulais pas...

Publié le par dans Lifestyle
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Il devait être 22:00 quand je suis arrivée au p'tit bar pas loin de chez moi, en fait je n'étais JAMAIS allée là-bas, j'étais sortie avec mes amies dans des gros clubs de Montréal, mais cette fois-ci je voulais essayer quelque chose de nouveau et de plus intime.

Au bar, il y avait les habitués et ce gars, jeune, totalement cute, un p'tit look bad boy, TOTALEMENT mon genre, il parlait et semblait s'amuser et tout de suite il m'a remarquée, je l'ai ignoré et j'ai continué à boire mon drink le temps de me dégêner un peu, mais je savais ce qui allait se passer, ses regards, ses petites faces voulaient tout dire, il me trouvait réellement de son goût, alors après 2 ou 3 $exes on the beach, je me suis décidée à aller le voir, la conversation était totalement superflue, en réalité les mots n'étaient qu'accessoires, nos regards, ses mains qui me frôlaient disaient tout, parlaient pour lui. On a continué à boire jusqu'à la fermeture du bar, j'ai texté ma meilleure amie pour la prévenir d'où je m'en allais. Je partais avec ce gars, on allait chez lui, il semblait ultra responsable. Il nous a payé le taxi, on rentrait, on se touchait, on se caressait, on s'embrassait, c'était bon, ce n'était pas la première fois que je faisais ça, je savais comment l'enivrer, comment faire monter son plaisir. Rendue chez lui, tout a commencé à tourner, je me sentais mal, je me sentais désemparée, j'avais mal au coeur, je me sentais nerveuse et anxieuse, pour la première fois de ma vie d'adulte, je me sentais pognée, car lui n'arrêtait pas, il savait ce qu'il voulait, et ne semblait pas vouloir s'arrêter là. Je lui ai répété que je me sentais mal que je voulais arrêter quelques minutes afin de reprendre mes esprits, je me sentais mal aussi pour lui de l'avoir allumé autant, de l'avoir autant excité, il était si beau, si plaisant, au final on a commencé... mais durant tout ce qui s'est passé je lui disais d'arrêter, je lui disais non, que je n'étais pas en état, que j'avais changé d'idée, mais CE gars comme d'autres n'écoutait pas, il était en transe, concentré sur son petit plaisir...

Ça s'est terminé à exactement 4:17 am, c'est la première fois qu'un gars me violait qu'un gars m'enlevait mon seul pouvoir, ma dignité, mon intégrité, et ma beauté, je me sentais sale, souillée par lui et la sueur, je me sentais mal, je suis rentrée chez moi, à pied, je suis rentrée chez moi, chancelante, totalement déstabilisée, désillusionnée, c'est la dernière fois que je suis sortie durant des mois, depuis je ne sors qu'avec mes amies, et j'ai gardé le silence, car j'avais peur d'être jugée, j'avais peur que mes amies qui me connaissaient ne comprennent pas, car toutes les fois précédentes ça ne m'avait jamais dérangé, la différence c'est que cette fois-ci, CE gars m'a enlevé toute possibilité de refuser, ce gars n'a pas accepté mon non, ne m'a pas respectée et est allé au-delà de ce qu'il aurait dû faire... Alors les filles, cette histoire m'est arrivée il y a bientôt 8 mois, et je me sens encore et TOUJOURS aussi sale et parfois le soir, j'y repense et j'ai mal à l'âme, alors si vous vous retrouvez dans une situation similaire, n'acceptez pas, ne vous taisez pas, parlez, hurlez, criez et refusez, faites-vous entendre... Ce soir-là personne n'était là pour entendre ma voix, même pas la personne avec laquelle je passais ce moment. Et surtout ne laissez JAMAIS ça sous silence...

Les gars, coucher avec une fille saoule c'est réellement lâche, elle n'est pas en possession de tous ses moyens et elle ne peut donner un consentement clair et n'oubliez JAMAIS que NON c'est NON et ÇA peu importe le moment durant l'acte.

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Source: Qc LifeStyle · Crédit Photo: Mitsuzune